Lundi 7 avril 2008 1 07 /04 /Avr /2008 00:56
Le réveil est toujours aussi matinal, 7h30… il va falloir que ça change ! Je ne tiendrais surement pas à rythme pour le boulot ; ) Le départ est donné à 8h20 direction le fond de la Vallée, Argentière, le Tour, Vallorcine. Là, on passe la frontière puis c'est Trient, le col de la Forclaz et la plongée sur Martigny. Le coteaux sont couvert de vignes, on se croirait en pleine vallée du Rhône… sauf que nous y sommes, le long filet qui serpente dans la Vallée au loin c'est bien le Rhône, ça a du bon de réviser sa géo en live des fois. Ensuite une courte remontée et c'est déjà le parking des télécabines. Nous sommes arrivé. 1h tout au plus et nous voici au pied d'un des plus attendus site de cette semaine. Cela fait des années que je feuillette des magazines avec des séances photos made in “Verbier”, je vais enfin pouvoir rider ses pentes ô combien mythiques. De “l'extême de Verbier” aux vidéso de jump, nulle ne peut être passé à côté de se nom. La première impression est un parking gris au bord d'une ligne SNCF “made in suisse” rouge et blanc cela va de soit. Une fois équipée, la “Team” va une dernière fois s'élancer pour une journée qui s'annonce bien. Le ciel est dégagé, le soleil est déjà là, et les cimes enneigées qui nous entourent se présentent sur les meilleurs hospices. A la remise des plans, je découvre un domaine à la hauteur de la description qui m'en avait été faite. Des télécabines à foison, des sommets à plus de 3 000 et des pentes dans ts ls sens. Cool ! La première surprise intervient au premier intermédiaire, ah oui ! J'oubliais, pour le sommet il va y'en avoir 4, c'est ça la démesure de Verbier. Ce n'est pas une descente de télécabine, mais un véritable échangeur digne de la gare RER des Halles à Paris. Des flots de skieurs et snowborders se croisent pour aller attraper le suivant… fini les paisibles stations italiennes, nous voici revenu à une réalité bcp plus business des sports de glisse. Le changement suivant nous le confirme encore un peu plus quand nous montons dans une cabine “Carlsberg” et que nous sommes dépassé par un groupe encadré par un guide aux couleurs de la station. Ici aussi ils ont leurs “Pulls Rouges”. Quelle mafia ! Arrivé au sommet, on profite d'une vue inhabituelle sur le Mont Blanc, vu ici côté face. Ensuite, on chausse et on s'engage sur notre premier couloir. La neige y est légère, mais les cailloux saillants pas très loin… et ce n'est qu'après le premier tiers de pente que l'on se lâche enfin pour en profiter pleinement. Une fois en bas on apprécie d'avantage la descente réalisée. Attaquer aussi vite ds le pentu, c'est  un peu brutal. Mais la pancarte en bas du télécabine nous avait averti “Skieurs confirmés seulement” qu'elle disait ! Je n'ai pas pensé que c'était aussi valable pour les snowboarders. On regagne une télésiège en coupant les bords de pistes et l'on se retrouve alors au sommet d'un immense champ de bosses où Audrey (la mono) nous réconforte en nous annonçant que c'est la première fois qu'elle le vois aussi tracé… Gropiron à côté, il se balade au club Med'. Après avoir joué des hanches et de tt le reste aussi, nous rejoignons le bas d'un nouveau télécabine… 150 places ! La queue et le tps d'attente est à la hauteur également. Au sommet de celui-ci une plate-forme déverse 2 télécabines comme le notre venant des vallées voisines et le ts en direction d'un ultime télécabine… pour le sommet. Donc re-queue et re-attente. Moi qui croyais naïvement les entreprises suisses rodées comme des horloges et aussi vierge que les rues de Genève en plein mois d'août. Au sommet c'est un panorama splendide qui nous attends, je ne suis pas déçu du voyage, des sommets vierges et blancs à perte de vue et là, juste en contre bas la pente que nous allons emprunter s'annonce prometteuse. On shoot nos plus belles photos du jour depuis le sommet, on chausse et nous voilà parti sur une arrête, puis une première combe, qui même si elle est déjà tracée se révèle être couverte d'une neige épaisse et légère à souhait. L'évolution du groupe se fait par descentes courtes, le relief escarpé du lieu ne permettant pas pour l'instant de longues courbes tendues. Un couloir plus tard, voici la première longueur… c'est tt le groupe qui s'élance à tour de rôle jusqu'au bas, quel plaisir de se lâcher enfin. La rigolade est de courte durée, les pentes certes enneigées sont pour la plupart des dévers, qui nous obligent à effectuer des traversées front ou back assez longues, leurs multiplications voient l'entrain du groupe s'émousser. Et les rares moments pentus ne suffisent bientôt plus à récupérer des jambes endolories et pleines de crampes. La descente se termine par une ballade planche en main le long d'une retenue d'eau. Les skieurs tentent de pousser vaillamment sur leurs battons. Nous nous déchaussons devant la succession de montées. Bien nous en à prit. Après une marche d'environ 3/4 d'heure je me retourne… seul, mes camarades semblent avoir souffert de cette étape. Mathieu, le stagiaire du centre sera le premier à me rejoindre, suivi de près par philippe, etc. A son arrivée Audrey nous propose de pic-niquer sur place, les sacs ouverts et des sandwichs bien entamés accueillerons l'arrivée de Claire, la fille du groupe. Bonne dernière, mais le sourire au lèvre et les lunettes de soleil sur la tête avec sa visière type “golfeuse”, elle ne semble pas épuisée… elle a tt simplement prit sont tps. Le casse-croûte avalé, on repart direction le bas du domaine. Une courte partie de cache-cache dans les bois au milieu d'une neige abondante remettra le sourire à tous, une lèvre de neige sera même pour les plus vaillants l'occasion de qq sauts. Puis à nouveau un long replat… grrrrrrr ! Avant de retrouver la civilisation et un télésiège interminable avec pas moins de 3 arrêts en cours de trajet possibles. Au sommet il est déjà 16h passé et la journée va toucher à sa fin. On reprends des œufs au dessus du champ de bosses du matin, une courte descente, puis un nouveau télésiège. Et là, du haut nous replongeons par divers pistes, rouges, bleus ou noir vers Verbier, les forfaits doivent être rendus avant 16h45 car une caution de 5 euros par personnes c'est pas rien… alors direction au plus tôt vers en bas. Les télécabines après nous avoir monté en matinée, nous descendent  à présent. 16h40, Ouf ! Nous pouvons regagner le fourgon, des images plein la tête d'une semaine bien chargée. Verbier n'aura pas l'unanimité des sondages, très fréquentée, très tracées, la journée laissera un goût amère car loin d'être celle tant attendue. Heureusement les images vues de tt la haut sont qd à elles à la hauteur. Tt le monde se cale dans le bus direction Cham'. L'occasion d'un débreif de la semaine pour tous. L'italie et ses pistes quasi vides raviront ts ls suffrages. La journée à la Thuile reste la préférée de l'ensemble du groupe. A notre arrivée, c'est l'échange des photos et des films réalisés pendant le séjours, un au revoir à Audrey qui part en WE famille et un repas du groupe à l'UCPA. Suite à la douche, c'est rendez-vous pour un dernier verre à 21h30. Le tps de prendre une douche bien méritée, de boucler mes valises… la fin du séjours approche ! En bas je retrouve la “Team” au complet pour aller s'en jeter un dernier dans un lieu sympa de Cham'. Un musicien joue live et plutôt pas mal, après une bière l'ensemble du groupe quitte les lieux pour un nouveau bar. Je les quitte pour rejoindre ma chambre. il est déjà minuit passé et demain le réveil sonnera tôt.

Par Fabos
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