Jeudi 3 avril 2008 4 03 /04 /Avr /2008 21:45
Non, ce n'est pas un problème… juste le nom d'une station Italienne qui communique avec la Rosière en France, au-dessus de Bourg-Saint-Maurice. Station que j'ai eu l'occasion de parcourir côté français il y plus de 10 ans maintenant grace à la gentillesse de Laurent (mon comptable adoré) qui y possède un appartement. Pour la Thuile, c'est du nouveau, après avoir emprunté une nouvelle fois le tunnel du Mont Blanc, passé Courmayeur, nous grimpons sur 8 épingles, puis qq virages plus tard appraissent les premiers petits hameaux, un peu plus haut c'est le village et la station où nous garons le fourgon au bas des télécabines. La station semble étendue, et en ce matin frais, c'est le vent qui nous oblige à nous couvrir au mieux. Arrivés au sommet transit de froid, nous effectuons nos premières courbes sur une neige dur et croutée. Nous apprenons rapidement à repérer les faces nord, plus propices à nos runs. Ou la neige en plus grande quantité ne s'est pas transformée. Là, nous traçons à tout va… comme à Courmayeur il y a 2 jrs, les bords de pistes sont vierges alors je ne vous parle pas des pentes un peu moins accessibles. Nous longeons une crête, déchausssons et crapahutons tels des bouquetins sur l'arrête pour gagner un pic qui surplombe les pistes. Là à tour de rôle, nous prenons nos plus beaux appuis pour courber dans une neige abondante et pentue à souhait. De là nous regagnons le contre bas de la station à travers des parties boisées et finissons sur un télésiège qui nous permet de “remettre la partie”. La bonne humeur du groupe est juste entachée par la casse inattendue d'une board. Patrick, notre Chti, est obligé de regagné le bas de la station et d'aller en louer une autre pour la fin de journée. Nous le retrouverons à 12h pour le repas. Les descentes s'enchainent à un bon rythme. La “Team” est d'un niveau homogène, aucune attente aux télésièges, et de la neige qui commence à prendre le chaud, tt est réunis pour en profiter, et c'est ce que nous faisons tous. À 12h30 passé, nous récupérons notre malheureux compagnons et regagnons un petit hors piste en forêt ou nous avons repéré un regroupement de qq maisonnettes aux toits couverts de monstrueuses quantités de neige. C'est beau et le tps est avec nous, le soleil nous accompagne, et à l'abris du vent les températures sont très agréables. Nous repartons, repus, jusqu'au bas du domaine. Là, c'est les télécabines, et 2 télésièges, nous espérons pouvoir tracer un couloir aperçu dans la matinée… ma c'est changement de dernière minutes qd assis sur le dernier tronçon, s'ouvre sous nos pieds une pente engagée à souhait est vierge de trace qui donne directement sur une piste en contre-bas. Une fois la question du retour réglée (tt le monde est OK pour marcher), nous regagnons le sommet de ce cadeau… quel plaisir ! Les gens sur le télésiège se retourne à notre passage, les pente est certes engagée, mais la neige tellement bonne nous permet de poser nos courbes à la perfection. Sauf pour moi ! J'engage mes virages, le sourire aux lèvres, appliqué jusqu'au bas, et là, la boulette, sans doute un appuis trop marqué sur l'avant. Je chute juste au pied du mur… grrrrr ! C'était tellement bon, je reviens sur terre un peu brutalement. Mais bon l'adrenaline de la descente nous rends ts euphoriques, ça tombe bien, nous allons en avoir besoin. Un télésiège emprunté plus tard, nous attaquons notre marche, mais les qq mètres espérés se transforment rapidement en qq centaines… le stagiaire qui nous accompagne n'a pas jugé correctement l'inclinaison et la distance de la pente depuis le sommet tt à l'heure. Pas grave ! Après une transpirée générale, nous décidons de monter encore sur une petite arrête histoire d'avoir la meilleur pente possible au départ de ce dernier run. Là-bas en bas, les pisteurs ferment les télésièges et nous observent afin de s'assurer que rien ne nous arrive. La pente est superbe bien que pas assez engagée, mais la neige et sa longueur nous comble ts. C'est une descente du sommet de la station au parking qui nous attend non stop ! Les jambes chauffent et tirent, mais que c'est bon de clore une famille comme ça… seuls au monde, les gens ont complètement déserté le domaine. Toutes les pistes sont à nous, juste à choisir ou poser nos courbes et à enchainer… quel pied ! Une fois en bas, c'est tous, très heureux de notre journée, nous décidons de prendre une pause au village. Audrey recommande un liquoriste local, puis nous nous attardons histoire de savourer un truc ts ensemble à la terrasse d'un bar du coin. La route reprise, l'ambiance digne d'une colo reprends de plus belle lors de la redescente. L'apogée sera la file d'attente au Tunnel en raison d'un camion immobilisé pour panne. 1/2h ou 3/4 d'heure pendant lesquelles les touristes arrêtés à nos côtés vont participer au spectacle, le cri du mamouth succède à la dégustation d'un magnum de rouge italien sur le bord du trottoir, la route une fois libérée voit s'y élancer un groupe encore plus excité qui nargue les pauvres gens immobilisés côté français, eux en aurons probablement pour 1h30 à 2h vu la longueur de la file. L'arrivée au centre se fait Klaxon hurlant ! Et bouteille en avant. Après avoir posé le matériel en sous-sol, un dernier verre en terrasse, c'est direction la douche, le repas et un moment à se remémorer les plus beaux moments de la journée. Vivement que l'on remette ça à Verbier demain.

Ah ! au fait ajourd'hui y'a pas d'images, la tuille c'est que j'ai oublié l'appareil en charge à l'UCPA ; )
Par Fabos
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