Lundi 7 avril 2008
À Fred et au jours ou tu as prononcé ces mots magiques : “Il faut te donner les moyens de réaliser tes rêves”,
sans qui je n'aurais js imaginer pouvoir réaliser celui-ci !

À So pour ta patience et ta compréhension ;)

À ma famille et à mes proches

À tous ceux pour qui j'ai pris mon clavier qq minutes par jour et à qui j'espère avoir donné l'envie d'en faire autant… “donnez-vous les moyens de réaliser vos rêves…”
Par Fabos
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Lundi 7 avril 2008
Aux différents Teams de ses séjours :
— “Didier”, Jérôme, Philippe, Eric, Bruno, Vanessa, JP
— “Bérangère”, Pierre-Paul, Vincent, Olivier, Sébastien, Bruno, Nicolas
— “Sam”, Gustaf, Ulf, Mric, Willy, Gilles, Vincent, Laurence
— “Audrey”, Philippe, Patrick, Claire, Christophe, Laurent, Fred

Aux centres d'Argentière et de Cham', et à travers eux, ts ceux qui m'ont de près ou de loin facilité le séjours : de l'accueil aux skimans, des barmans aux femmes de ménage, des administratifs aux responsables sportifs, merci !

À Mric, Victor, Mathieu et Urban pour leur compagnie et leur bonne humeur, c'était super… je signe dès que vous voulez pour recommencer !
Par Fabos
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Lundi 7 avril 2008
Il est 5h45 quand le téléphone sonne, je l'éteins à la hâte afin de ne pas déranger mes colocs. Je plie mes draps et boucle mes sacs à taton. Je m'extrait de la chambre sur la pointe des pieds et regagne la gare dans le froid du matin. Là un bus embarque des anglais sur le retour eux aussi. Je patiente jusqu'à 6h30 devant une porte clause. A 6h39 le train est sur le départ, tout juste 5 passagers dans la rame, les retours matinaux ne sont pas pour le chamoniards. Dehors, le jour ce lève et m'offre un dernier spectacle, le Mont Blanc c'est revêtu d'un manteau bleu électrique superbe. Il n'y a qu'ici que la nature offre une richesse de vues d'un seul et même lieu. je ne m'en lasse pas. Mieux, j'émets en secret le vœux d'y revenir…Le trajet sera pour moi l'occasion de compléter ma nuit malgré les nombreux changements. Mais le seul plaisir de pouvoir partager ces quatres semaines avec les miens me réjouis déjà. Vivement cet AM que je convertisse Christian et Jeanine aux bienfaits des sommets ; ) Mes heures chamoniardes s'éloignent, je ne réalise pas encore vraiment. Lundi va avoir des allures de gueule de bois… mais bon ! Mes clients m'ont déjà appelé pour me voir à mon retour, je laisse ici Didier, Bérangère, Sam et Audrey pour retrouver Flo, Béa, Laurence, Caroline, Nath, Al1 et Agnès. Un autre plaisir, une autre façon de partager…
Par Fabos
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Lundi 7 avril 2008
Le réveil est toujours aussi matinal, 7h30… il va falloir que ça change ! Je ne tiendrais surement pas à rythme pour le boulot ; ) Le départ est donné à 8h20 direction le fond de la Vallée, Argentière, le Tour, Vallorcine. Là, on passe la frontière puis c'est Trient, le col de la Forclaz et la plongée sur Martigny. Le coteaux sont couvert de vignes, on se croirait en pleine vallée du Rhône… sauf que nous y sommes, le long filet qui serpente dans la Vallée au loin c'est bien le Rhône, ça a du bon de réviser sa géo en live des fois. Ensuite une courte remontée et c'est déjà le parking des télécabines. Nous sommes arrivé. 1h tout au plus et nous voici au pied d'un des plus attendus site de cette semaine. Cela fait des années que je feuillette des magazines avec des séances photos made in “Verbier”, je vais enfin pouvoir rider ses pentes ô combien mythiques. De “l'extême de Verbier” aux vidéso de jump, nulle ne peut être passé à côté de se nom. La première impression est un parking gris au bord d'une ligne SNCF “made in suisse” rouge et blanc cela va de soit. Une fois équipée, la “Team” va une dernière fois s'élancer pour une journée qui s'annonce bien. Le ciel est dégagé, le soleil est déjà là, et les cimes enneigées qui nous entourent se présentent sur les meilleurs hospices. A la remise des plans, je découvre un domaine à la hauteur de la description qui m'en avait été faite. Des télécabines à foison, des sommets à plus de 3 000 et des pentes dans ts ls sens. Cool ! La première surprise intervient au premier intermédiaire, ah oui ! J'oubliais, pour le sommet il va y'en avoir 4, c'est ça la démesure de Verbier. Ce n'est pas une descente de télécabine, mais un véritable échangeur digne de la gare RER des Halles à Paris. Des flots de skieurs et snowborders se croisent pour aller attraper le suivant… fini les paisibles stations italiennes, nous voici revenu à une réalité bcp plus business des sports de glisse. Le changement suivant nous le confirme encore un peu plus quand nous montons dans une cabine “Carlsberg” et que nous sommes dépassé par un groupe encadré par un guide aux couleurs de la station. Ici aussi ils ont leurs “Pulls Rouges”. Quelle mafia ! Arrivé au sommet, on profite d'une vue inhabituelle sur le Mont Blanc, vu ici côté face. Ensuite, on chausse et on s'engage sur notre premier couloir. La neige y est légère, mais les cailloux saillants pas très loin… et ce n'est qu'après le premier tiers de pente que l'on se lâche enfin pour en profiter pleinement. Une fois en bas on apprécie d'avantage la descente réalisée. Attaquer aussi vite ds le pentu, c'est  un peu brutal. Mais la pancarte en bas du télécabine nous avait averti “Skieurs confirmés seulement” qu'elle disait ! Je n'ai pas pensé que c'était aussi valable pour les snowboarders. On regagne une télésiège en coupant les bords de pistes et l'on se retrouve alors au sommet d'un immense champ de bosses où Audrey (la mono) nous réconforte en nous annonçant que c'est la première fois qu'elle le vois aussi tracé… Gropiron à côté, il se balade au club Med'. Après avoir joué des hanches et de tt le reste aussi, nous rejoignons le bas d'un nouveau télécabine… 150 places ! La queue et le tps d'attente est à la hauteur également. Au sommet de celui-ci une plate-forme déverse 2 télécabines comme le notre venant des vallées voisines et le ts en direction d'un ultime télécabine… pour le sommet. Donc re-queue et re-attente. Moi qui croyais naïvement les entreprises suisses rodées comme des horloges et aussi vierge que les rues de Genève en plein mois d'août. Au sommet c'est un panorama splendide qui nous attends, je ne suis pas déçu du voyage, des sommets vierges et blancs à perte de vue et là, juste en contre bas la pente que nous allons emprunter s'annonce prometteuse. On shoot nos plus belles photos du jour depuis le sommet, on chausse et nous voilà parti sur une arrête, puis une première combe, qui même si elle est déjà tracée se révèle être couverte d'une neige épaisse et légère à souhait. L'évolution du groupe se fait par descentes courtes, le relief escarpé du lieu ne permettant pas pour l'instant de longues courbes tendues. Un couloir plus tard, voici la première longueur… c'est tt le groupe qui s'élance à tour de rôle jusqu'au bas, quel plaisir de se lâcher enfin. La rigolade est de courte durée, les pentes certes enneigées sont pour la plupart des dévers, qui nous obligent à effectuer des traversées front ou back assez longues, leurs multiplications voient l'entrain du groupe s'émousser. Et les rares moments pentus ne suffisent bientôt plus à récupérer des jambes endolories et pleines de crampes. La descente se termine par une ballade planche en main le long d'une retenue d'eau. Les skieurs tentent de pousser vaillamment sur leurs battons. Nous nous déchaussons devant la succession de montées. Bien nous en à prit. Après une marche d'environ 3/4 d'heure je me retourne… seul, mes camarades semblent avoir souffert de cette étape. Mathieu, le stagiaire du centre sera le premier à me rejoindre, suivi de près par philippe, etc. A son arrivée Audrey nous propose de pic-niquer sur place, les sacs ouverts et des sandwichs bien entamés accueillerons l'arrivée de Claire, la fille du groupe. Bonne dernière, mais le sourire au lèvre et les lunettes de soleil sur la tête avec sa visière type “golfeuse”, elle ne semble pas épuisée… elle a tt simplement prit sont tps. Le casse-croûte avalé, on repart direction le bas du domaine. Une courte partie de cache-cache dans les bois au milieu d'une neige abondante remettra le sourire à tous, une lèvre de neige sera même pour les plus vaillants l'occasion de qq sauts. Puis à nouveau un long replat… grrrrrrr ! Avant de retrouver la civilisation et un télésiège interminable avec pas moins de 3 arrêts en cours de trajet possibles. Au sommet il est déjà 16h passé et la journée va toucher à sa fin. On reprends des œufs au dessus du champ de bosses du matin, une courte descente, puis un nouveau télésiège. Et là, du haut nous replongeons par divers pistes, rouges, bleus ou noir vers Verbier, les forfaits doivent être rendus avant 16h45 car une caution de 5 euros par personnes c'est pas rien… alors direction au plus tôt vers en bas. Les télécabines après nous avoir monté en matinée, nous descendent  à présent. 16h40, Ouf ! Nous pouvons regagner le fourgon, des images plein la tête d'une semaine bien chargée. Verbier n'aura pas l'unanimité des sondages, très fréquentée, très tracées, la journée laissera un goût amère car loin d'être celle tant attendue. Heureusement les images vues de tt la haut sont qd à elles à la hauteur. Tt le monde se cale dans le bus direction Cham'. L'occasion d'un débreif de la semaine pour tous. L'italie et ses pistes quasi vides raviront ts ls suffrages. La journée à la Thuile reste la préférée de l'ensemble du groupe. A notre arrivée, c'est l'échange des photos et des films réalisés pendant le séjours, un au revoir à Audrey qui part en WE famille et un repas du groupe à l'UCPA. Suite à la douche, c'est rendez-vous pour un dernier verre à 21h30. Le tps de prendre une douche bien méritée, de boucler mes valises… la fin du séjours approche ! En bas je retrouve la “Team” au complet pour aller s'en jeter un dernier dans un lieu sympa de Cham'. Un musicien joue live et plutôt pas mal, après une bière l'ensemble du groupe quitte les lieux pour un nouveau bar. Je les quitte pour rejoindre ma chambre. il est déjà minuit passé et demain le réveil sonnera tôt.

Par Fabos
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Jeudi 3 avril 2008
Non, ce n'est pas un problème… juste le nom d'une station Italienne qui communique avec la Rosière en France, au-dessus de Bourg-Saint-Maurice. Station que j'ai eu l'occasion de parcourir côté français il y plus de 10 ans maintenant grace à la gentillesse de Laurent (mon comptable adoré) qui y possède un appartement. Pour la Thuile, c'est du nouveau, après avoir emprunté une nouvelle fois le tunnel du Mont Blanc, passé Courmayeur, nous grimpons sur 8 épingles, puis qq virages plus tard appraissent les premiers petits hameaux, un peu plus haut c'est le village et la station où nous garons le fourgon au bas des télécabines. La station semble étendue, et en ce matin frais, c'est le vent qui nous oblige à nous couvrir au mieux. Arrivés au sommet transit de froid, nous effectuons nos premières courbes sur une neige dur et croutée. Nous apprenons rapidement à repérer les faces nord, plus propices à nos runs. Ou la neige en plus grande quantité ne s'est pas transformée. Là, nous traçons à tout va… comme à Courmayeur il y a 2 jrs, les bords de pistes sont vierges alors je ne vous parle pas des pentes un peu moins accessibles. Nous longeons une crête, déchausssons et crapahutons tels des bouquetins sur l'arrête pour gagner un pic qui surplombe les pistes. Là à tour de rôle, nous prenons nos plus beaux appuis pour courber dans une neige abondante et pentue à souhait. De là nous regagnons le contre bas de la station à travers des parties boisées et finissons sur un télésiège qui nous permet de “remettre la partie”. La bonne humeur du groupe est juste entachée par la casse inattendue d'une board. Patrick, notre Chti, est obligé de regagné le bas de la station et d'aller en louer une autre pour la fin de journée. Nous le retrouverons à 12h pour le repas. Les descentes s'enchainent à un bon rythme. La “Team” est d'un niveau homogène, aucune attente aux télésièges, et de la neige qui commence à prendre le chaud, tt est réunis pour en profiter, et c'est ce que nous faisons tous. À 12h30 passé, nous récupérons notre malheureux compagnons et regagnons un petit hors piste en forêt ou nous avons repéré un regroupement de qq maisonnettes aux toits couverts de monstrueuses quantités de neige. C'est beau et le tps est avec nous, le soleil nous accompagne, et à l'abris du vent les températures sont très agréables. Nous repartons, repus, jusqu'au bas du domaine. Là, c'est les télécabines, et 2 télésièges, nous espérons pouvoir tracer un couloir aperçu dans la matinée… ma c'est changement de dernière minutes qd assis sur le dernier tronçon, s'ouvre sous nos pieds une pente engagée à souhait est vierge de trace qui donne directement sur une piste en contre-bas. Une fois la question du retour réglée (tt le monde est OK pour marcher), nous regagnons le sommet de ce cadeau… quel plaisir ! Les gens sur le télésiège se retourne à notre passage, les pente est certes engagée, mais la neige tellement bonne nous permet de poser nos courbes à la perfection. Sauf pour moi ! J'engage mes virages, le sourire aux lèvres, appliqué jusqu'au bas, et là, la boulette, sans doute un appuis trop marqué sur l'avant. Je chute juste au pied du mur… grrrrr ! C'était tellement bon, je reviens sur terre un peu brutalement. Mais bon l'adrenaline de la descente nous rends ts euphoriques, ça tombe bien, nous allons en avoir besoin. Un télésiège emprunté plus tard, nous attaquons notre marche, mais les qq mètres espérés se transforment rapidement en qq centaines… le stagiaire qui nous accompagne n'a pas jugé correctement l'inclinaison et la distance de la pente depuis le sommet tt à l'heure. Pas grave ! Après une transpirée générale, nous décidons de monter encore sur une petite arrête histoire d'avoir la meilleur pente possible au départ de ce dernier run. Là-bas en bas, les pisteurs ferment les télésièges et nous observent afin de s'assurer que rien ne nous arrive. La pente est superbe bien que pas assez engagée, mais la neige et sa longueur nous comble ts. C'est une descente du sommet de la station au parking qui nous attend non stop ! Les jambes chauffent et tirent, mais que c'est bon de clore une famille comme ça… seuls au monde, les gens ont complètement déserté le domaine. Toutes les pistes sont à nous, juste à choisir ou poser nos courbes et à enchainer… quel pied ! Une fois en bas, c'est tous, très heureux de notre journée, nous décidons de prendre une pause au village. Audrey recommande un liquoriste local, puis nous nous attardons histoire de savourer un truc ts ensemble à la terrasse d'un bar du coin. La route reprise, l'ambiance digne d'une colo reprends de plus belle lors de la redescente. L'apogée sera la file d'attente au Tunnel en raison d'un camion immobilisé pour panne. 1/2h ou 3/4 d'heure pendant lesquelles les touristes arrêtés à nos côtés vont participer au spectacle, le cri du mamouth succède à la dégustation d'un magnum de rouge italien sur le bord du trottoir, la route une fois libérée voit s'y élancer un groupe encore plus excité qui nargue les pauvres gens immobilisés côté français, eux en aurons probablement pour 1h30 à 2h vu la longueur de la file. L'arrivée au centre se fait Klaxon hurlant ! Et bouteille en avant. Après avoir posé le matériel en sous-sol, un dernier verre en terrasse, c'est direction la douche, le repas et un moment à se remémorer les plus beaux moments de la journée. Vivement que l'on remette ça à Verbier demain.

Ah ! au fait ajourd'hui y'a pas d'images, la tuille c'est que j'ai oublié l'appareil en charge à l'UCPA ; )
Par Fabos
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Mercredi 2 avril 2008
ou presque. Hier en fin de journée, j'ai envoyé un texto à Victor histoire de savoir si il serait dispo pour aller rider un peu tous les deux, hélas il a resigné pour la semaine à l'UCPA et encadre un groupe de suédois (les veinards !). Un peu plus tard après une discussion avec mes collègues de “la Team”, les groupes se forment, les uns projettent de se faire la “Vallée Blanche”, d'autres le “Tour”. Étant donné les prévisions météo, je sollicite à nouveau Victor qd à se second choix. Il me conforte dans mon idée qui est que les dernières chutes de neige datent à présent et que les températures basses de la nuit n'arrangerons rien. Il me propose également de me joindre à lui pour la matinée… cool ! Levé 7h30, petit dej' rapide, attente un peu trop longue à mon goût du bus pour débarquer au final en même tps que mes collègues du sud aux Gds. Ils n'ont pu faire l'Aiguille et la Vallée pour cause de mauvais temps. Le plafond nuageux est bas et la limite pluie neige vers 1500 m. Un café prit au pied des pistes et c'est l'ascension en télésiège jusqu'au point de rende-vous prévu. Là je retrouve Victor et un groupe 100% Ikéa. La leçon du jour c'est que le hors-piste est à proscrire. Ils viennent de se faire la “Pendant”, une piste super bonne il y a encore qq jours à peine avec Sam et Mric, mais la c'est impraticable, de la glace dissimulée sous une neige croûtée. Ce sera donc “Flat” pour tous, Oups ! Les descentes se succèdent sur les pistes via un télécabine. La neige qui ne cesse de tomber à petits flocons nappe le tout d'un tapis blanc bien agréable. Mes prouesses en figures son inexistantes à côté des 180, 360 et autres, lançés par les suédois du groupe. Malgré les bons conseils du “maître” es Flat, je n'ose me lancer de trop craignant la chute douloureuse qui pourrait mettre fin prématurément à mon séjour. Néanmoins, j'écoute avec attention en espérant pouvoir mettre tt ça à profit, car je l'ai bien compris, c'est ces bases techniques là qu'il me manque encore afin de parfaire ma glisse… des devoirs à la maison en qq sorte. Les runs se poursuivent, laissant à chaque descente un suédois en bas. La nuit a été bien arrosée à Argentière semble-t-il. Une pause café met tt le monde d'accord en fin de matinée. Un peu de chaud ne fait pas de mal. Un café plus tard il se fait l'heure de dire au revoir à Victor qui donne des cours au “Houches” pour l'ESF cet AM. Je remonte avec 2 nouveaux collègues nordiques au sommet pour une ultime descente d'entraînement. “Penser à vérouiller les hanches”, c'est la leçon du jour à retenir et à mettre en application pour moi tte la fin du séjour. C'est avec la plus grande concentration possible que je descend la piste qui s'offre à moi jusqu'au bas. Tel un poussin au stade de neige. J'enchaîne les les courbes en dégageant le genoux vers l'extérieur et essais tant bien que mal à rester le plus souple et le plus centré possible sur la board. Là c'est l'arrivée et la neige c'est peu a peu transformé en pluie fine. Je déchausse, c'est fini pour aujourd'hui. Il est 13H09 je file vers la gare pour le 13h14 qui va me ramener vers Cham'. Là je découvre que la SNCF n'est pas aussi précise qu'il n'y paraît, il est 13h20 quand je ressort mon horaire du sac, tjrs en attente du Vallorcine - Saint-Gervais. Merde ! J'ai pas lu la légende… le fond jaune m'indique que depuis 2 jrs, date du changement d'heure, ce train ne part plus que de Cham'. J'ai plu qu'à prendre le bus. Ça tombe bien, le dernier est passé il n'y a pas 2 minutes, je n'ai plus que 30 minutes à planter sous la pluie avant le prochain. Quel pied les transports dans la vallée !!! Après avoir vu défilé la quasi totalité des monos de l'UCPA Argentière qui partent à l'entraînement, j'ai la chance d'être klaxonné par un “local”. Victor qui quitte à peine le centre pour rejoindre l'autre bout de la vallée, un taxi providentiel et bcp plus confortable. Avec Ayo en fond sonore c'est plutôt cool de sa part. Une fois à Cham', je regagne le centre, la douche, puis la gare SNCF. Il faut que je commence à penser au retour. Après c'est direction McDo où je profite du libre accès wifi pour rédiger ces qq mots. Là, c'est plutôt glauque des dizaines de personnes les yeux rivés sur leurs écrans reliés au reste du monde, mais qui vous regardent de travers à chaque lampées de Coca. Vive le modèle américain ! Dès que j'ai fini mon burger, je file prendre un bon thé dans un café bien de chez nous. Ce soir le thème de la soirée UCPA c'est tournée des bars de Cham'… je crois que je vais décliner l'invitation. Déjà que la Girafe (cf photo) ne suffit pas à rassasier tous ceux du groupe je n'ose imaginer combien de comptoirs ils vont écumer se soir. Pour ma part, qq pages de polar suffiront à me contenter avant une bonne nuit réparatrice. Demain c'est la Suisse avec Verbier ou Super Saint-Bernand, une nouvelle découverte, j'ai hâte.
Par Fabos
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Mardi 1 avril 2008
Rendez-vous pris à 8h30 au bus pour un départ vers l'Italie. Courmayeur sera notre destination du jour. Dès le départ Claire se fait repérer… elle cherche en vain ses gants pourtant sur son sac ! Qui se révéleront être… dans son placard. Départ remis, nous empruntons le trop tristement célèbre tunnel du Mont Blanc. 12 000 mètres à rouler à bonne distance du camion qui nous précède avec interdiction d'accélérer. Le jour apparait enfin sur un ciel bleu vierge de tt nuage, et à notre droite les première pentes enneigées italienne. C'est là, juste en contre-bas que nous garons le fourgon pour regagner le téléphérique. Tout à côté, le bal des héliski, sitôt déposés, sitôt revenus. Ça a du bon l'Italie ! Nous empruntons à présent une cabine jusqu'au départ des premières pistes. Et là, personne ! Ça semble suréaliste. Cette semaine et son lot de surprises continue, pas un chat. Nous descendons qq pistes, repérant au passage la table du jour. Puis nous voila qq télécabines plus loin au départ de notre premier vrai hors-piste. Un beau couloir en contre-bas des piste qui descend jusqu'au bas du domaine. La surprise est d'autant plus grande que celui-ci est encore vierge de traces alors qu'il n'est qu'à qq centaines de mètres des pistes… il paraît que c'est ça l'Italie. Des enfants et petits enfants d'Alberto Tomba, prêt à tailler du piquet, mais pas attirés en masse vers les pentes vierges ! Alors ça tombe bien, on en profite pour eux. Le profil du parcours me fait penser aux “Petites Autannes” du “Tour”. Une pente vierge qui se prolonge par un canyon. Tout comme en Suisse, ici on déchausse avant l'arrivée, la vallée étant vierge de neige.1 télécabine, 2 télécabine, 3 télécabine et nous sommes eu plus haut du domaine face à un paysage qui nous époustoufle par sa beauté. Des sommets à perte de vue et des pentes toujours vierges. La descente s'annonce mémorable. Le début est un peu plus chaotique que prévu. Une neige pas aussi abondante qu'elle n'y paraît laisse apparaître au passage des premier des pierres saillantes. Mais la combe quasi vierge qui suit met tt le monde d'accord. Un run en plusieurs phases qui va nous mettre du baume au cœur. une neige abondante bien qu'un peu transformée. Sur laquelle nous imprimons à tour de rôle nos plus belles courbes. Le retour se prolonge par une partie boisée où peu à peu la neige s'amenuise pour finir par n'être là qu'en plaques éparses. Ce qui nous oblige à chausser-déchausser à intervalles réguliers. Au final, c'est à pied que nous regagnons le bas du domaine et le télécabine. Là, c'est déjà le printemps, les mecs des télécabines cherches des champignons dans ce qui était il n'y à encore que qq semaines l'arrivée des pistes… Le retour ne se fera pas jusqu'au haut du domaine comme initialement prévu, mais jusqu'au resto d'altitude entrevue le matin, il est 14h passé et le ballade champêtre non prévue au programme l'a qq peu boulversé. Tant mieux si l'on peu dire car après une courte discussion avec la patronne très compréhensive de l'auberge, nous prenons tous place en terrasse pour déguster une repas gargantuesque, terriblement bon avec:  soupe au minestrone, polenta avec fromage et saucisses, gâteau aux pommes, café… dieu que le départ va être difficile ! Nous rechaussons enfin, mais comme le décalage horaire pris au départ ne se rattrapera pas, nous ne pouvons continuer sur le trajet initialement envisagé. Nous partons pour des trajets hors des sentiers battus, ou la neige vierge de trace laisse tt le monde sans voix. La surprise arrive vite, c'est à la fin d'un de ses runs inopinés que nous découvrons un preimer télésiège fermé. C'est déjà l'heure de la fermeture. Ça tombe bien les italiens adorent les françaises et Audrey use à merveille de sa côte auprès des pisteurs pour nous permettre de regagner sans encombre les pentes qu'elle nous prévoyais en “Plan B”. Une succession de petits hors ou bords de pistes et un dernier excellent ; une pente à la perfection pour regagner à travers les sapins le bas du domaine, le fourgon et enfin la France où, une girafe nous attend. Là, la banane au coin des lèvres de tous, nous dégustons une bière en terrasse du centre en nous remémorons nos traces du jour et en planifiant déjà celles de demain. Jour de relâche des monos, mais pas pour nous.
Par Fabos
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Lundi 31 mars 2008
Je m'extrait du lit en me disant qu'il faut vraiment que j'en profite un max de cette semaine. Au breif d'hier j'ai réalisé que les conditions qui me sont offertes ici on commencé un décompte. 4 jours de glisse avec l'UCPA, 1 journée libre et ce sera la fin. Alors pour aujourd'hui gaz ! Petit dej', préparation du casse-croute, perception du matériel, un dernier coup d'œil au tableau pour s'assurer du numéro du groupe et de l'emplacement du rencard. C'est 8h30 et tt le groupe 5 “Evasion” snowboard est là. Je n'ai pas encore retenu ts ls prénoms, mais le nom du mono suffira pour aujourd'hui. Ça tombe bien parceque le moniteur est une monitrice et s'appelle Audrey. Ça ne s'invente pas sœurette ; ) Le départ est donné, tous dans le fourgon direction les Gds… normal c'est le premier jour, ça va me changer du “Tour” pour un lundi. Là nous  “alunissons”. Moins d'1 minutes du fourgon au téléphérique, marche d'approche comprise. Y'en a qui pas le croire. Je me pince pour bien réaliser, non, non je ne me suis pas trompé. Je n'ai vu personne devant moi nous sommes bien un lundi matin et il est 8h55. Il n'y a pas la moindre queue, et le compteur du portique indique 49 personnes déjà montées. La surprise sera encore plus grande, et le moment unique, quand arrivé au sommet, nous découvrons la file d'attente des Gds Montets vide ! Rien ! Personne ! Nobody ! Nada ! Personne n'y croit. Dommage qu'il faille passer par une phase d'essai, car je me serais bien rué sur la prochaine benne. Au sommet des œufs blancs, on chausse dans une neige fraîche de 20 cm qui tombe encore. Un vrai tapis blanc rien que pour nous déroulé. Qq courbes, et c'est le plaisir qui revient aussitôt. Celui de pouvoir embrasser la piste dans tte sa largeur puisqu'il n'y a personne. De petits stops agrémentent la descente pour des points techniques. Une première belle pelle en faisant le malin… je devais ouvrir sur une pente en dévers, avec une visibilité nulle, et je me suis laissé bêtement embarquer par ma vitesse et l'allégresse ambiante. Retour au pied des œufs et direction le sommet. Cool ! Là, la neige est tombée en plus grande quantité, mais la visibilité est très difficile. Nous profitons de ce superbe cadeau pour tailler des courbes au hazard du brouillard en essayant de ne pas se faire embarquer par la pente. Le relief est difficile à apprécier, c'est dommage ! Et dire qu'ici même samedi matin, mon seul soucis était de ne pas gâcher. Maintenant j'essais de trouver des repères pour en profiter au mieux. Une fois au bas, direction les œufs à nouveau, une “Pendante” puis une “Magic Forest” et c'est l'heure du casse-croute à la salle hors sac. L'occasion pour moi de recroiser mes connaissance d'“Argentière” : Sam, Didier et Yann (le barman) qui pause aussi avec leurs groupes. A 13h, une piqûre de rappel appelée “Arva”. 6 Sacs sauvés des neiges plus tard, direction les bennes. Nous en avons réservé une pour 14h05 lors de notre première montée ce matin. Mais trop tard, il est déjà 14h15 passé. Que cela ne tienne ! Il n'y a, à nouveau, personne. Et c'est vers un second sommet que nous nous dirigeons. Le “Grand mur” sera notre itinéraire, précédé par Yann en télémark. Là Audrey nous indique ça et là les points de ralliements. Plus ou moins flous… Nous finissons par un champ de blocs de pierre et je refais, comme la quasi totalité du groupe la semelle de ma board. Baptême ! La descente jusqu'au bas de la station se fait à un bon rythme. Le groupe assez homogène enquille les courbes sur neige épaisse ou sur piste, cool. C'est une bonne semaine qui s'annonce. Le bas de piste est qq peu détrempé, la limite pluie neige est vers 1500 m. Il est déjà l'heure de regagner le fourgon ; ( Ça passe vraiment très vite quand on est occupé une journée à la neige. Le retour se fera après une petite pause clope pour les plus sportifs (beurk !). Dans le Trafic, pas de bruit, tt juste Audrey qui détaille les possibilités de la semaine : Courmayeur, Verbier… Mon esprit est resté encore la haut, sur la neige abondante de ce début de semaine. Peut-être ma dernière descente des grands, mais bon ! Que de souvenis. Et la pharse d'Mric me revient en tête “Ça c'est le bonheur : une sortie entre potes avec de superbes conditions”. Et bien mon “gars”, c'est à toi que j'ai pensé le plus fort cet AM ; et du cadeau que tu m'as fais en venant ici passer une semaine avec moi. Vivement qu'on remette ça ; ) Le meeting point de la première journée est fixé à 18h30. En attendant, c'est douche, blog et repos. En n'oubliant pas le passage au skiman vers 17h30, histoire d'avoir une belle board tte fartée de prêt pour l'Italie demain.
Par Fabos
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Dimanche 30 mars 2008
L'hymne officiel de la suite 204 (Special thanks 4 Urban)
Par Fabos
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Dimanche 30 mars 2008
Je me lève tôt, avant mon réveil… et après le dej' et la perception du forfait vallée je découvre 2 nouveaux arrivants dans la coloc. Je me saisi de mon ordi et rattrape les qq jours de blog en retard… jeudi à samedi, j'ai du taf moi ce matin ; ) Après ce sera la laverie et qq descentes au Brévent probablement, histoire de garder la machine opérationnelle jusqu'à demain. Jours d'une ultime semaine que j'espère savourer avec bonheur. Changement de programme, le Brévent c'est trop galère, je ne connais pas les lignes de bus à emprunter, ni l'emplacement des arrêts. Alors je prends des moyens et des lieux surs. Direction la Gare et les Gds Montets. Je perdrais moins de temps sur un terrain familier, pas besoin de plan sur ces terres là ! Le train à 14h17, je file dès mon retour de la laverie au casier à boards, je me régale d'une barre de céréales et d'une pâte de fruits, et me voilà parti pour Argentière gare. Là, peu de monde à la queue, l'AM est déjà bien entamée. Ce sera télésiège, histoire d'être directe sur les premières pistes. C'est une succession de descente bleues puis rouges afin de parfaire les réglages entrepris à l'aveuglette la veille. La neige des sommets m'a épargné des conduites coupées plus engagées, aujourd'hui c'est une autre chanson. Après le stance (écart de pieds) c'est l'avance des fixes sur la carre avant, puis le déplacement plus vers l'avant de l'ensemble et là : “bingo !” J'ai sous les pieds une planche à bonheur. Elle réagit au “carre” de tour, les courbes s'enchaînes sans que je n'éprouve la moindre douleur, je jubile. Voilà presque une semaine que j'attends ce moment là, j'ai retrouvé le plaisir de la glisse… même sur piste moyenne. Le même plaisir que celui éprouvé hier avec Urban et Mric sur les pentes du second tronçon des Gds. Il m'en a fallu du tps, mais les jambes semblent être là également, c'est cool. Le retour vers Cham' est plus pressé, il faut que je sois à 18h30 au breif de début de semaine. Je ne traîne pas en route. Ni à la table du “Savoy”, ni à celle de la “Chambre 9”… direction le ratelier et la douche. Tt propre et rassuré, je vais pouvoir commencer cette nouvelle semaine.
Par Fabos
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